Le ministre du Commerce extérieur Julien Paluku a reconnu ce 4 mars lors d’une intervention à la télévision nationale congolaise que plusieurs accords de paix signés par la République démocratique du Congo dans le passé, principalement sous le règne de l’ancien président Joseph Kabila, comportaient des faiblesses, estimant qu’ils ont parfois davantage engagé Kinshasa que ses adversaires.
D’après Julien Paluku, certains engagements diplomatiques conclus dans le cadre des processus de paix ont présenté des déséquilibres. Prenant comme exemple, l’accord-cadre d’Addis-Abeba, soulignant que ce document mettait principalement l’accent sur les obligations de la RDC sans préciser clairement celles du Rwanda.
« Nous avons commis beaucoup d’erreurs en signant différents accords de paix », a-t-il reconnu.
Le ministre a également insisté sur la nécessité pour le pays de renforcer durablement ses capacités militaires. À ses yeux, la consolidation d’un système de défense solide constitue l’un des moyens les plus efficaces pour prévenir de nouvelles crises et réduire la dépendance aux accords de paix négociés sous pression.
Il a affirmé que la fin durable des conflits dans l’Est du pays passerait par une dissuasion militaire crédible. « Le jour où toute tentative de déstabilisation de la RDC pourra être neutralisée rapidement, la guerre cessera », a-t-il déclaré,
Par ailleurs il a assuré que le président de la République chef de l’état Félix Tshisekedi et le gouvernement mettaient tout en œuvre en conjuguant les efforts afin de renforcer les capacités de défense nationales.

