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RDC : un cessez-le-feu sous tension, entre incertitudes sécuritaires et pressions internes

La République Démocratique du Congo a aaccepté la proposition angolaise de cessez-le-feu avec l’AFC/M23, mais l’absence d’adhésion claire du mouvement rebelle, la gravité de la crise humanitaire et les fragilités économiques nationales jettent une ombre sur la portée réelle de cette initiative.

Le gouvernement congolais a annoncé son accord au cessez-le-feu proposé par l’Angola, dont l’entrée en vigueur est prévue le 18 février 2026 à midi. Présentée comme une étape vers la paix dans l’Est du pays, cette décision intervient dans un contexte de violences persistantes et de déplacements massifs de populations.

Toutefois, l’AFC/M23 affirme ne pas reconnaître l’initiative et déclare ne pas avoir été consulté, ce qui fragilise d’emblée la mise en œuvre effective de la trêve. Cette divergence souligne la difficulté de traduire une dynamique diplomatique en cessation réelle des hostilités sur le terrain.

Parallèlement, la crise humanitaire demeure aiguë dans plusieurs provinces orientales, où l’insécurité perturbe l’acheminement des vivres et accentue la vulnérabilité des déplacés. Sur le plan intérieur, le gouvernement tente de contenir les tensions sociales en rassurant sur la finalisation de la paie des agents de l’État, dans un contexte de fortes contraintes budgétaires.

À l’approche de l’échéance annoncée, la réussite de cette initiative dépendra de l’adhésion des parties prenantes, du suivi effectif sur le terrain et d’une coordination régionale capable de soutenir à la fois la sécurité et la relance des zones affectées.

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