Le parti de Moïse Katumbi, Ensemble pour la République, a haussé le ton face aux discussions autour d’une éventuelle révision constitutionnelle. Dans une déclaration publiée ce vendredi 8 mai 2026, l’exécutif national accuse le président Félix Tshisekedi de vouloir ouvrir la voie à un maintien au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel.
Le parti affirme qu’aucune tentative de glissement ne sera acceptée et insiste sur le fait que l’alternance doit intervenir en 2028.
Dans son communiqué, la formation politique rejette également l’argument du référendum avancé par certains proches du pouvoir. Selon elle, invoquer la souveraineté populaire pour justifier une nouvelle consultation serait une interprétation erronée du droit constitutionnel, dans la mesure où la Constitution de 2006 a déjà été adoptée par référendum avec une large adhésion populaire.
Pour Ensemble pour la République, un nouveau référendum ne saurait servir à remettre en cause des dispositions fondamentales déjà validées par le peuple congolais. Le parti estime qu’une telle démarche constituerait une tentative de contourner l’esprit du pacte constitutionnel issu de 2006, rappelant que la volonté populaire exprimée à cette époque demeure juridiquement contraignante.
Abordant la question sécuritaire dans l’Est du pays, le parti de Moïse Katumbi réfute tout lien entre l’insécurité persistante et les limites imposées par la Constitution. Il soutient que les difficultés actuelles relèvent plutôt de faiblesses dans la chaîne de commandement militaire ainsi que d’une mauvaise gestion des ressources destinées aux opérations de défense, estimant que le véritable défi se situe dans la gouvernance et non dans une réforme constitutionnelle.

