Un éboulement d’une rare gravité s’est produit ce 3 mars dans une mine artisanale située à Rubaya, dans le territoire de Masisi, province du Nord-Kivu. Selon des sources locales concordantes, le drame a fait plus de 200 morts, dont environ 70 creuseurs artisanaux. Plusieurs autres personnes ont été blessées.
D’après les premières informations recueillies sur place, l’effondrement du site minier serait survenu à la suite de pluies diluviennes exceptionnelles ayant fragilisé les parois de la mine. Les galeries, déjà vulnérables en raison des méthodes d’exploitation artisanale, n’auraient pas résisté à la saturation des sols.
Les opérations de secours se poursuivent avec la mobilisation des équipes locales, des autorités territoriales ainsi que des habitants de la zone, qui participent aux efforts de déblaiement et à la recherche d’éventuels survivants. Le bilan demeure provisoire et pourrait évoluer au fur et à mesure de l’avancement des interventions.
Cette tragédie met une nouvelle fois en lumière les risques majeurs liés à l’exploitation minière artisanale en République démocratique du Congo, une activité dont dépendent de nombreuses communautés locales pour leur subsistance, mais qui s’exerce souvent dans des conditions de sécurité précaires.
Le gouvernement congolais, par l’entremise du Ministère des Mines de la RDC, a présenté ses condoléances aux familles endeuillées. Le ministre Louis Watum Kabamba a indiqué suivre de près l’évolution de la situation et assuré que les autorités compétentes sont mobilisées.


