La République démocratique du Congo franchit un cap dans la valorisation de ses ressources minières. Le gouvernement a officiellement lancé, mercredi 11 mars 2026 à Kalemie, dans la province du Tanganyika, la toute première raffinerie pilote d’or du pays.
La cérémonie s’est tenue en présence du ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo, du ministre des Mines Louis Watum Kabamba, de la ministre du Portefeuille Julie Shiku, ainsi que des responsables de DRC Gold Trading S.A., des autorités provinciales et de plusieurs invités.
Baptisée DRC Gold Refinery S.A., cette infrastructure industrielle est le fruit d’un partenariat stratégique entre DRC Gold Trading S.A. et la société Lunga Mining. La raffinerie dispose d’une capacité de production estimée entre 500 et 600 kilogrammes d’or par mois. Elle couvre toute la chaîne de valeur : achat de l’or brut, raffinage et production de lingots.
Lors de son intervention, le ministre des Mines a salué la vision du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui vise à faire des ressources naturelles un levier de développement économique et de souveraineté nationale. Il a également souligné l’engagement du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka pour concrétiser cette orientation.
Selon Louis Watum Kabamba, cette raffinerie constitue une avancée majeure pour le secteur aurifère congolais. Pour la première fois, la RDC se dote d’une capacité industrielle de raffinage de son propre or, avec l’objectif d’assurer des prix plus justes et un cadre transparent pour les mineurs artisanaux, les comptoirs et les petites mines.
À terme, le pays ambitionne de se positionner sur le marché international comme exportateur d’or raffiné à une pureté de 99,9 %, plutôt que comme simple fournisseur de matière brute.
Le ministre a également lancé un appel aux acteurs impliqués dans la fraude et la contrebande d’or, les invitant à intégrer le circuit officiel mis en place par l’État à travers DRC Gold Trading S.A.
La mise en service de cette raffinerie s’inscrit dans une réforme plus large de la gouvernance du secteur aurifère congolais, axée sur la traçabilité, la transparence et la création de valeur locale, avec l’ambition que les richesses minières profitent davantage au peuple congolais.


