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Kinshasa : la 9e édition de la Semaine française, vitrine stratégique du partenariat économique entre la RDC et la France, annoncée du 22 au 24 avril

Kinshasa s’apprête à vivre la 9e édition de la Semaine française de Kinshasa (SFK), prévue du 22 au 24 avril 2026. À l’occasion d’une conférence de presse tenue le jeudi 9 avril au Pullman de Kinshasa, la Chambre de commerce et d’industrie franco-congolaise (CCIFC), en partenariat avec l’ANAPI et l’ambassade de France en RDC, a dévoilé les grandes lignes de cet événement devenu incontournable dans le calendrier économique congolais.

Réunissant diplomates, décideurs publics et acteurs économiques majeurs, cette rencontre a permis de réaffirmer la volonté commune de renforcer un partenariat stratégique entre la République démocratique du Congo et la France, axé sur l’investissement, l’innovation et le développement durable.

Prenant la parole en ouverture, le président de la CCIFC, Bertrand Bisengimana, a rappelé la vocation première de cette initiative.

« La Semaine française est avant tout un salon professionnel annuel destiné à créer des passerelles concrètes entre les milieux d’affaires congolais et français », a-t-il déclaré, soulignant la dimension opérationnelle de l’événement.

a insisté sur la nécessité de mieux faire connaître la RDC auprès des investisseurs français.

« La République démocratique du Congo reste encore insuffisamment connue dans les milieux d’affaires en France. Il est essentiel de faire découvrir son potentiel pour attirer davantage d’investissements », a-t-il ajouté.
De son côté, l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a mis en avant les performances économiques du pays, tout en reconnaissant les défis structurels.

« La RDC affiche une croissance supérieure à 5 %, avec des secteurs miniers dépassant les 10 %. Cela en fait un environnement propice aux investissements », a-t-il indiqué.
Cependant, il a aussi rappelé les contraintes auxquelles les entreprises font face.

« C’est un environnement difficile, mais les sociétés arrivent à travailler ici. Il faut apprendre le contexte particulier de la RDC pour réussir », a-t-il souligné.
La directrice générale de l’ANAPI, Rachel Mpungu, a pour sa part réaffirmé l’engagement du gouvernement congolais à améliorer l’attractivité économique du pays.

« La RDC se prépare à accueillir des investisseurs diversifiés et attend la France pour écrire ensemble une nouvelle page de transformation économique », a-t-elle déclaré.
Elle a également mis en avant les priorités nationales, notamment la diversification de l’économie et le développement du capital humain.

Intervenant également lors de la conférence, Rodolphe Guerbette, président du comité RDC des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), a insisté sur la nécessité de simplifier les procédures.

« Nous pensons que le futur de la croissance francophone passe par la RDC. La Semaine française est un ralliement des autorités congolaises et des chefs d’entreprise français et congolais », a-t-il affirmé.

« Les barrières administratives peuvent tomber au profit d’un dialogue plus direct. Nous sommes à la disposition de tous pour faire de cette édition un succès », a-t-il poursuivi.
Les organisateurs ont présenté une édition ambitieuse centrée sur les secteurs clés de croissance entre autres mines, énergie, logistique, numérique, environnement et infrastructures.

Durant trois jours, conférences, panels, rencontres B2B et B2G ainsi que des sessions de networking permettront de favoriser des partenariats concrets entre entreprises congolaises et françaises.

Créée en 1987, la CCIFC s’impose aujourd’hui comme une véritable passerelle économique entre les deux pays. Avec plus de 200 entreprises membres, elle accompagne les investisseurs dans leur implantation et leur développement en RDC.

Dans un contexte où la RDC confirme son statut de puissance minière mondiale mais reste confrontée à des défis structurels, la Semaine française apparaît comme un levier stratégique pour transformer les opportunités en projets concrets.

Entre ambition économique, diplomatie d’affaires et coopération renforcée, la SFK 2026 confirme Kinshasa comme un hub incontournable des échanges entre la RDC et la France.

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