Le commissaire provincial de la police de la ville de Kinshasa, Israël Kantu Bakulu, a ordonné la cessation immédiate de toute arrestation visant les habitants en raison de l’extravagance de leur chevelure. Cette décision a été annoncée à l’issue d’une réunion d’évaluation sécuritaire, marquant un tournant dans la gestion des pratiques policières récemment décriées par une partie de la jeunesse kinoise.
Depuis plusieurs jours, des dénonciations d’arrestations jugées arbitraires circulaient, pointant du doigt des interpellations ciblant notamment les jeunes pour leur apparence physique. Face à la montée des critiques, le chef de l’État, Félix Tshisekedi, avait instruit les services compétents de mettre fin à ces pratiques, insistant sur le respect des libertés individuelles et des droits fondamentaux des citoyens.
La mesure prise par la police provinciale intervient ainsi 24 heures après cette instruction présidentielle. Elle est perçue comme un signal fort en faveur d’un encadrement plus strict des interventions policières dans la capitale. Pour de nombreux observateurs, cette décision pourrait contribuer à restaurer la confiance entre les forces de l’ordre et la population, notamment les jeunes, souvent au cœur de ces tensions.

