La tension sociale reste vive au sein de la Minière de Bakwanga (MIBA) dans la province du Kasaï-Oriental. Le syndicat des travailleurs de cette entreprise publique hausse le ton et exige du gouvernement congolais le paiement de l’intégralité de huit mois d’arriérés de salaires, estimant insuffisant le récent versement de trois mois.
Selon Febatare Ntumba, président de la délégation syndicale de la MIBA, le gouvernement a, à plusieurs reprises, fait preuve de mauvaise foi en multipliant des promesses restées sans suite. Il affirme que les travailleurs ne comptent pas s’arrêter là et annoncent l’intensification des actions syndicales pour obtenir gain de cause.
« Les travailleurs de la MIBA vont intensifier leurs revendications et organiser des manifestations publiques pour faire entendre leur voix », a-t-il déclaré, dénonçant une situation sociale devenue intenable pour de nombreuses familles dépendantes de cette entreprise minière.
Cette position est également soutenue par Jean Mayamba, président de l’Association des Enfants MIBA, qui insiste sur la nécessité pour l’État de payer la totalité de la créance due à la MIBA, correspondant à huit mois d’arriérés de salaires, et non de se limiter à ce qu’il qualifie de simple « intervention économique ».
Pour les syndicats et les structures d’appui, seule la régularisation complète des arriérés permettra de ramener un climat social apaisé au sein de l’entreprise. En attendant, la menace de nouvelles manifestations sociales plane dans la ville de Mbujimayi.
Dossier à suivre.

