Le débat politique en RDC est ces derniers jours principalement centré sur la question d’un dialogue politique inclusif. Si, pour certains la convocation de ce dialogue devrait être effectuée par un organe impartial, pour le secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation, cela relève des attributions exclusives du chef de l’État, garant de la Nation.
Lors d’une interview accordée à nos confrères de Jeune Afrique, le proche du pouvoir a insisté sur le fait que l’initiative d’un dialogue relève exclusivement des institutions de la République.
Le secrétaire permanent de l’Union sacrée a également évoqué la place des confessions religieuses dans le débat public, soulignant le respect que les autorités accordent aux différentes Églises. Toutefois, il a estimé que celles-ci ne peuvent pas se substituer aux institutions de l’État dans la prise de décisions politiques.
Selon lui, dans un État laïc comme la République démocratique du Congo, la convocation d’un dialogue politique ne peut pas être l’initiative d’une confession religieuse. André Mbata a rappelé que cette prérogative revient au Président de la République, garant du fonctionnement des institutions.
Dans son intervention, André Mbata a notamment souligné que les évêques ne représentent pas à eux seuls l’ensemble de l’Église catholique et a rappelé que la RDC reste un État laïc où les rôles entre les institutions politiques et les organisations religieuses doivent être clairement distingués.


