Dans une tribune, le ministre de l’Industrie et du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, alerte sur les conséquences économiques qu’entraînerait une éventuelle fermeture du Détroit d’Ormuz, l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde.
Selon lui, entre 20 et 25 % du pétrole mondial et près d’un tiers du gaz naturel liquéfié (GNL) transitent par ce corridor maritime. Son blocage provoquerait un choc majeur sur les marchés énergétiques internationaux, faute d’alternatives logistiques capables de compenser rapidement les volumes interrompus.
Le ministre estime que la République démocratique du Congo serait particulièrement exposée aux effets d’une telle crise, avec notamment une hausse significative des prix des carburants et des produits alimentaires, conséquence d’une inflation importée.
Face à cette menace, Julien Paluku plaide pour des mesures structurelles destinées à renforcer la résilience économique du pays. Il évoque notamment la relance de la Société Congolaise des Industries de Raffinage (SOCIR), le développement des parcs agro-industriels ainsi que la valorisation du potentiel hydroélectrique d’Inga.
À court terme, il recommande également de renforcer les capacités de stockage de la SEP Congo et de la SONAHYDROC, tout en constituant des réserves stratégiques de produits pétroliers.
Le ministre souligne enfin l’importance du futur Port en eau profonde de Banana et du Corridor de Lobito, qui pourraient devenir des axes clés en cas de redéploiement du trafic énergétique vers la façade atlantique.


