Saïf al-Islam Kadhafi, l’un des fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a été assassiné mardi dans sa résidence de Zintan, dans l’ouest de la Libye, ont annoncé des sources proches de lui ainsi que des responsables libyens. L’information a été confirmée par son avocat et des proches, et elle a immédiatement suscité une vive émotion au sein de l’opinion libyenne et internationale. �
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Selon les premiers éléments disponibles, quatre hommes armés masqués ont pris d’assaut la maison de Saïf al-Islam Kadhafi, dans la ville de Zintan, à quelque 136 kilomètres au sud-ouest de la capitale Tripoli. Des témoins et des proches évoquent un assaut violent durant lequel il aurait été tué par balles, bien que les circonstances précises restent en cours d’enquête.
Ce décès a été confirmé par son avocat, Khaled al-Zaidi, ainsi que par son conseiller politique, Abdullah Othman Abdurrahim, qui ont tous deux annoncé la nouvelle sur les réseaux sociaux sans entrer dans les détails. L’unité qui a mené l’attaque et les raisons précises de cet assassinat sont pour l’instant inconnues, et une enquête officielle a été ouverte par le parquet libyen pour tenter de faire la lumière sur cette affaire.
Saïf al-Islam, âgé de 53 ans, était longtemps considéré comme l’héritier politique potentiel de son père avant la chute du régime en 2011. Éduqué en Occident, il avait cherché à présenter une image de réformateur dans les années 2000, mais sa réputation avait été marquée par son rôle controversé lors de la répression de l’insurrection libyenne qui a renversé son père. Il avait ensuite été capturé et détenu pendant plusieurs années avant d’être libéré en 2017 dans le cadre d’une amnistie.
Sa mort intervient dans un contexte de fragilité politique persistante en Libye, où les structures de l’État restent divisées et où différents groupes armés exercent encore une influence considérable. Les réactions politiques sur place et à l’étranger devraient se multiplier dans les prochaines heures, alors que des appels à une enquête transparente et impartiale ont déjà été lancés par plusieurs personnalités politiques libyennes.


